Les Éditions LARGENT au Podium littéraire de Québec : trois auteurs, trois rencontres avec leurs lecteurs

Le samedi 22 août 2026, les Éditions LARGENT étaient présentes à la Maison de la littérature de Québec à l’occasion du 2e Podium littéraire organisé par le Regroupement des Haïtiens de la Capitale-Nationale (RHCN).
Une journée consacrée aux livres et aux rencontres, placée notamment sous le signe de l’immigration à travers les deux autrices invitées à prendre place sur le podium.
Les Éditions LARGENT y étaient accompagnées de trois auteurs aux univers très différents : Linda Diambra Odi, Hugo Bayard Manasse et Ismaëlla. Et pour chacun d’eux, cette journée à Québec a pris une couleur particulière.
Linda Diambra Odi : présenter son livre dans la ville où elle vit
Pour Linda Diambra Odi, installée à Québec, cette rencontre avait quelque chose de très concret : présenter son livre dans sa propre ville et retrouver parmi les visiteurs des personnes qui la connaissent, la suivent et découvrent désormais une autre facette de son parcours à travers l’écriture.
La Petite Doudou a grandi porte précisément cette traversée d’une vie. De la Côte d’Ivoire au Québec, Linda revient sur un parcours marqué par les déplacements, les épreuves, les choix, mais aussi par cette capacité à continuer d’avancer et à construire.

Voir ce récit entre les mains de ses premiers lecteurs québécois donnait ainsi une résonance particulière à sa présence au Podium littéraire. Le livre n’était plus seulement le récit d’un parcours : il devenait un objet de dialogue avec celles et ceux qui connaissent parfois Linda sans nécessairement connaître toute son histoire.
Rencontres, échanges et premières dédicaces ont ainsi ponctué sa journée.
Hugo Bayard Manasse : de Montréal à Québec, avec Comprendre l’Apocalypse de Jean
Hugo Bayard Manasse avait, lui, fait le déplacement depuis Montréal avec Comprendre l’Apocalypse de Jean.
Son ouvrage s’attaque à l’un des textes les plus complexes et les plus commentés du Nouveau Testament. Hugo y propose au lecteur des clés de compréhension nourries par son étude des Écritures et par sa volonté de rendre accessible un texte souvent associé à la peur, aux catastrophes ou à des interprétations difficiles à démêler.

À Québec, il a pu rencontrer de nouveaux lecteurs venus découvrir son travail, échanger autour de son livre et repartir avec un exemplaire dédicacé.
C’était aussi tout le sens de sa présence : permettre à un ouvrage consacré à un sujet aussi dense de sortir du seul cadre de la lecture pour devenir matière à conversation. Car derrière le livre se trouve un auteur heureux d’expliquer sa démarche, de répondre aux interrogations et d’entendre ce que son travail suscite chez ceux qui le découvrent.
Ismaëlla : la jeune autrice de sept ans dédicace son livre dans sa ville natale
Et puis il y avait Ismaëlla.
Née à Québec, notre autrice de sept ans retrouvait pour l’occasion une ville qui appartient déjà à sa petite histoire.
Avec Le Carnet d’Ismaëlla, elle est devenue autrice en racontant avec ses mots et son regard d’enfant une aventure qui lui ressemble. Son livre bilingue français-anglais, pensé également comme un carnet dans lequel les enfants peuvent écrire à leur tour, fait de la lecture un espace de découverte, d’expression et de partage.

Mais ce 22 août, le livre a pris pour elle une dimension encore différente.
Ismaëlla a dédicacé des exemplaires à ses amis, à ses sœurs qui vivent à Québec, à sa famille retrouvée et aux personnes venues la rencontrer. À sept ans, prendre son stylo, ouvrir son propre livre et écrire quelques mots à celles et ceux qui vont le lire n’a évidemment rien d’anodin.
Et autour d’elle, la fierté était palpable.
Celle de sa famille, bien sûr, mais également celle des personnes présentes, heureuses de voir une enfant occuper avec autant de naturel sa place parmi les auteurs.
Pour Ismaëlla, ce Podium littéraire restera donc aussi comme l’une de ses premières véritables rencontres d’autrice avec son public.
Trois livres, trois publics
C’est probablement ce que nous retiendrons le plus de cette journée.
Linda, Hugo et Ismaëlla ne portent ni les mêmes histoires, ni les mêmes sujets, ni les mêmes lectorats. Et c’est précisément ce qui rendait leur présence commune intéressante.
Un récit de parcours et de transmission. Un ouvrage consacré à la compréhension d’un texte biblique majeur. Un livre jeunesse né du regard et de l’imaginaire d’une enfant.
À la Maison de la littérature, chacun a rencontré son public à sa manière.
Et pour une maison d’édition, il y a quelque chose de profondément satisfaisant à observer ce moment précis : celui où l’accompagnement éditorial accompli en amont laisse progressivement la place à la relation entre l’auteur, son livre et ses lecteurs.
Faire vivre la littérature par la rencontre
Des événements comme le Podium littéraire ont aussi cette fonction essentielle : créer des lieux où les livres ne sont pas simplement exposés, mais discutés, dédicacés, transmis et mis en présence de leurs lecteurs.
Nous remercions et félicitons le Regroupement des Haïtiens de la Capitale-Nationale pour l’organisation de cette deuxième édition, ainsi que Stephanie Adrien pour son leadership et sa capacité à créer ces espaces de rencontre autour de la littérature.
Pour Mélina Seymour, fondatrice et éditrice des Éditions LARGENT, ce fut également un vrai bonheur d’accompagner cette petite troupe littéraire à Québec et de voir, le temps d’une journée, trois ouvrages de la maison vivre leur propre rencontre avec le public.
Car publier un livre ne constitue pas la fin de son histoire.
C’est aussi le moment où une autre commence : celle qui appartient désormais à ses lecteurs.





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