Dans une case aux murs tapissés de pages de catalogue, où l’odeur du café se mêle à celle du cacao grillé, une petite fille de neuf ans apprend à lire la terre.
Colette passe ses vacances auprès de Man Phine, sa grand-mère, dans une campagne guadeloupéenne des années 1970. Dans le jardin créole, sur les sentiers qui mènent à la rivière ou au fil des visites du voisinage, elle découvre auprès d’elle les plantes, leurs usages et les gestes transmis de génération en génération.
À chaque plante son histoire, à chaque geste sa raison d’être : le sandragon qui cicatrise, l’alpinia qui purifie, le corossol qui apaise le sommeil. Man Phine ne transmet pas seulement l’usage des plantes : elle enseigne une manière d’habiter le monde, d’observer la nature et de préserver les savoirs hérités des anciens.
À travers l’histoire de Man Phine et Colette, Régine Siarras restitue avec tendresse tout un pan de la mémoire antillaise : les rituels du matin, les veillées, les recettes, les croyances, la vie du voisinage et les savoirs liés aux plantes médicinales guadeloupéennes.
Un répertoire illustré d’une quarantaine de rimèd razié complète le récit et fait de cet ouvrage un précieux outil de mémoire et de transmission pour les générations qui viennent.
Une vie rythmée par les effluves des Rimèd Razié est publié aux Éditions LARGENT, maison d’édition spécialisée dans les récits de vie, la résilience et les voix de femmes.

